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Le château de Mirabat fait partie d'un des sites remarquables de l'Ariège et des Pyrénées avec un intérêt panoramique exceptionnel. Le Château du Mirabat :Ce château gardait l’entrée du Couserans côté sud.
Le château de Mirabat, littéralement « regarde en bas », porte bien son nom. Situé à 1270 m d’altitude, sur un piton rocheux que les murailles épousent. Ruiné, le château vaut pourtant le détour pour la vue circulaire splendide qu’il offre ; vers le Sud sur l’ensemble de la chaîne pyrénéenne qui court depuis le pic des trois seigneurs, au Nord-Est, jusqu’à l’arête Nord du Valier, vers l’Ouest. On y accède par un sentier balisé, au départ du hameau de Paloubart, que l’on rejoint en empruntant la route forestière qui grimpe derrière la chapelle du Puech, à Oust. En 2 petites heures de marche à travers la forêt domaniale de Seix et la forêt de Mirabat, on atteint le château.
La vue porte au loin sur les montagnes d’Aulus et d’Ustou, ainsi que sur la vallée du Garbet. Tous les grands pics peuvent être observés : Trois seigneurs, Bassiès, trois comptes, Séron, Turgulla, Rabassère, Montabone, Certscan, Rouch d’Espagne et de France, Cuns d’Aula, Valier avec le Valiérat et l’arête des Antiques, Cap Ner. Vers le Nord, au delà du Bouirech et de Surroque, on distingue le Palais des évêques de la cité de St Lizier, et le soir, les lueurs de la ville de Toulouse. Ce belvédère de premier ordre était une place forte destinée à surveiller la frontière et prévenir les incursions, d’abord des Maures, puis des Espagnols. A l’œil nu, la garnison du château pouvait surveiller aisément les ports du Couillac, de Martérat, de Salau et d’Aura, ces grands passages seuls capables de laisser entrer une troupe militaire d’importance venant d’Espagne. Au point le plus haut du terre-plein, une borne IGN indique 1269 m d’altitude. A 7 mètres de la porte d’entrée du château, il faut se retourner vers le nord et descendre au pied d’une petite dalle de calcaire. Là se trouve l’entrée d’une grotte qui s’enfonce rapidement sous terre, en spirale, mais qui est obstruée au bout de quelques mètres par un éboulis. Peut être s’agit-il d’un passage souterrain qui permettait de rallier le château de la Garde (propriété privée), situé à quelques mètres en contrebas ? Tant que des investigations plus poussées n’ont pas été tentées, le mystère reste entier. Toujours est-il que lorsqu’on descend vers la Garde en marchant sur les grandes dalles rocheuses qui marquent le sentier, les pas sonnent creux. On entend distinctement le choc des chaussures résonner à l’intérieur de la roche. Le château de la Garde n’est en principe pas accessible au public. Il est pourtant mieux conservé que Mirabat. Rien ne vous empêche d’admirer la majesté imposante de ses hautes murailles et de ses tours. Cette place forte servait également de tour de gué, perchée à 832 m d’altitude. S’il a conservé son aspect originel, depuis le x éme siècle, c’est que sa construction fut plus robuste. Il en est pour preuve que d’admirer l’empilement ingénieux des énormes pierres du mur d’enceinte, assemblées d’un solide portier à la chaux.
Deux tours au Sud-Est sont en bon état. Un long mur légèrement cintré aboutit à une tour semi-circulaire au Sud-Est.. L’imposant donjon de 15 m de hauteur est accolé au flanc Ouest du château. La porte d’entrée est située au Nord. Les murailles de plus de 8 m de hauteur sont percées de nombreuses archères. La végétation a envahi l’intérieur du site, malheureusement pour sa conservation future. En admirant l’aspect extérieur presque intact, on peut imaginer qu’il ne faudrait pas grand chantier pour remettre le château en meilleur état. Si vous ne souhaitez pas gravir la crête de Mirabat pour retourner sur vos pas, vous pouvez rejoindre la route de Seix à Moulin-Lauga, en passant par le hameau d’Azas.
Demande d'informations: camping.ariege@gmail.com |